Barre guide enseignant V7

Introduction de la démarche

 

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La démarche PIDAPI (Parcours Individualisés et Différenciés des Apprentissages en Pédagogie Institutionnelle) se veut un dispositif pédagogique au service des apprentissages des enfants : « Mettre l’enfant au centre du système éducatif, c’est d’abord le prendre tel qu’il est, avec ses acquis et ses faiblesses. C’est donc construire les apprentissages sur les compétences acquises précédemment : cela suppose de ne pas reprendre, fut-ce pour un groupe d’élèves, des apprentissages déjà maitrisés. Cela implique aussi que, quelle que soit la classe, les lacunes éventuelles de certains élèves soient comblées avant qu’ils n’abordent les apprentissages ultérieurs.[1

La démarche PIDAPI s’oppose farouchement au fonctionnement de l’école caserne : 

« Le rêve du pédagogue s’est réalisé : il n’y a plus que des élèves standards à face de domino. L’instituteur fait un cours au niveau prévu (inscrit en général sur la porte de la classe). L’élève standard suit, les autres sont des anomalies, à eux de s’adapter. Les plus rapides s’ennuient, les plus lents décrochent. Ils perdent leur temps, gênent le fonctionnement de la machine et risquent de devenir inadaptés.[2]»

                  PIDAPI contient une série de fiches de travail regroupées en « ceintures disciplinaires », c’est à dire, comme au judo, des niveaux d’acquisitions qui permettent à chacun de s’évaluer et de progresser à son propre rythme. De manière a permettre l’utilisation de ce matériel, PIDAPI propose quelques outils destinés à l’usage des élèves : le plan de travail, les contrats d’aide, la démarche de progression pédagogique, les grilles de ceintures, …

La démarche PIDAPI propose un parcours individualisé des apprentissages de cycle III en mathématiques (Calcul, Géométrie, Mesure et Problèmes), en Français (Orthographe, Grammaire, Vocabulaire et Conjugaison) ainsi qu’en Histoire, en Géographie et en Sciences. Cependant, le recours à ces outils est une condition nécessaire mais non suffisante à l’acquisition de la complexité et à la capacité de transfert. Par exemple, afin que les enfants puissent maitriser l’ensemble des compétences pour rédiger une lettre, ils doivent bien sûr s’être construit les connaissances de base en français mais aussi et, peut-être surtout, avoir réussi à en faire le transfert lors des situations de travail où il correspond avec un enfant d’une autre classe. Ainsi, PIDAPI permet aux élèves de travailler selon leur niveau et à leur manière mais, seule et par exemple sans les techniques coopératives issues des Pédagogies Freinet et Institutionnelles, ne sert en rien leur épanouissement.

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[1]                « Les cycles à l’école primaire » - MEN – p. 4.

[2]                René Laffitte – « Une journée en classe coopérative » Maspéro – p. 71.